2

FAQ

  1. Quel est l'intérêt de la nouvelle orthographe ?
  2. Il y a quelques années, les revues étaient rédigées en nouvelle orthographe et puis, il y a eu un retour en arrière.... Dommage ! Pourquoi ?
  3. Quid de la France ?
  4. Je ne suis pas en accord avec certaines règles, en matière de pluriel, par exemple. Je pense que si la majorité des enseignants étaient convaincus par cette pratique, elle serait appliquée depuis longtemps. Or, on parle de la nouvelle orthographe depuis des années sans qu'elle ne nous ait touché de près ou de loin. La nouveauté est-elle si intéressante ?
  5. Existe-t-il un livre avec celle-ci et qui l'explique ?
  6. Comment apprendre une nouvelle orthographe alors que tous les dictionnaires utilisent l'ancienne ?

1

  • Quel est l'intérêt de la nouvelle orthographe ?

    En 1990, le Conseil supérieur de la langue française a proposé des rectifications de l'orthographe française. En Belgique, depuis la rentrée de 2008, selon les circulaires ministérielles, « les professeurs de français de tous niveaux sont invités à enseigner prioritairement les graphies rénovées ».
    A ce jour, la nouvelle orthographe est officiellement recommandée mais n'est pas encore imposée, les deux graphies sont donc encore considérées comme correctes, mais ce, pour une période indéterminée. Il arrivera un jour où seule l’orthographe rectifiée sera jugée juste. C’est pourquoi il est dans l’intérêt des enfants de leur enseigner à lire et à écrire selon cette nouvelle orthographe.

2

  •  Il y a quelques années, les revues étaient rédigées en nouvelle orthographe et puis, il y a eu un retour en arrière.... Dommage ! Pourquoi ?

    A l’époque, ce changement avait suscité une vague de réactions négatives, de la part des enseignants et des parents. Peut-être les rectifications étaient-elles alors trop fraiches pour être acceptées. Il faut dire qu'à l'époque, peu de référentiels avaient suivi le mouvement. Nous sommes désormais dans la situation inverse. La plupart des éditeurs de revues et livres la suivent. Et la plupart de vos référentiels prennent systématiquement en compte la nouvelle graphie dans leur dernière édition : c’est le cas du dictionnaire Larousse, du Bescherelle et des logiciels de la suite Office (Word, Outlook, Powerpoint et Excel). Le Petit Robert intègre parmi les entrées du dictionnaire 65% des nouvelles graphies, et propose en annexe la liste complète des mots rectifiés.

3

  • Quid de la France ?

    En Belgique, depuis la rentrée de 2008, selon les circulaires ministérielles, « les professeurs de français de tous niveaux sont invités à enseigner prioritairement les graphies rénovées ». De manière similaire, en France, un Bulletin officiel du ministère de l'Éducation nationale affirmait, en juin 2008, que « l'orthographe révisée est la référence » et un second précisait, en aout 2008, que « pour l'enseignement de la langue française, le professeur tient compte des rectifications orthographiques proposées par le Rapport du Conseil supérieur de la langue française, approuvées par l'Académie française ».
    Malgré ces dispositions, il est peut-être vrai que cette réforme orthographique ne s’est pas réalisée de manière suffisamment claire, dans la mesure où les enseignants n’en ont pas été bien informés et où la réforme n’a pas été imposée. Cependant, il ressort de notre enquête que la majorité des instituteurs primaires enseignent déjà cette nouvelle orthographe à leurs élèves. Nos éditions se voulant en phase avec les pratiques pédagogiques des enseignants utilisant nos revues, nous commencerons à appliquer l’orthographe rectifiée dans un avenir proche.

4

  •  Je ne suis pas en accord avec certaines règles, en matière de pluriel, par exemple. Je pense que si la majorité des enseignants étaient convaincus par cette pratique, elle serait appliquée depuis longtemps. Or, on parle de la nouvelle orthographe depuis des années sans qu'elle ne nous ait touché de près ou de loin. La nouveauté est-elle si intéressante ?

     

    Dans un premier temps, il faut relativiser le caractère « nouveau » des rectifications orthographiques. Ces réformes orthographiques s’inscrivent dans un processus entrepris depuis le 17e siècle par l’Académie française : il s’agit d’adapter progressivement la langue écrite à l’évolution de la langue orale, mais surtout de respecter toujours au mieux la logique et la cohérence de la langue. Par exemple, dans la sixième édition du dictionnaire de l’Académie (1835), « ai » remplace « oi »dans les verbes conjugués « j’avois », « il étoit » afin de les rapprocher de leur prononciation. Dans la huitième edition (1935), “grand-mère” remplace « grand'mère » afin que le mot s’orthographie de la même manière que les autres mots composés.

     

    Il y a vingt-cinq ans, en 1990, le Conseil supérieur de la langue française a proposé de nouvelles rectifications de l'orthographe française. Celles-ci ont été approuvées par l'Académie française et par les autres organismes linguistiques compétents de Belgique, de Suisse et du Québec. En Belgique, depuis la rentrée de 2008, selon les circulaires ministérielles, « les professeurs de français de tous niveaux sont invités à enseigner prioritairement les graphies rénovées ».

    Dans ce contexte, il faut remarquer que les dictionnaires Larousse et Hachette signalent déjà toutes les nouvelles graphies ! Le Larousse, depuis l'été 2011, et le Hachette depuis 2002. Quant au petit Robert, il en proposait déjà 65% en 2010. Par ailleurs, le Bescherelle, ouvrage de référence pour la conjugaison, a déjà intégré les nouvelles graphies depuis 2006. Les correcteurs des logiciels de la suite Office (Word, Outlook, Powerpoint et Excel) sont également à jour depuis 2005.

     

    Par ailleurs, vous nous indiquiez votre désaccord avec la règle concernant le pluriel des noms composés, qui s’accordent à présent en nombre comme s’ils étaient des noms simples :

    - au singulier, le nom ne prend pas la marque de pluriel ;

    - au pluriel, seul le second élément prend la marque du pluriel.

     

    Cette règle supprime les hésitations qui existaient dans l’ancienne orthographe. Dans ce système, des distinctions subtiles compliquaient l’orthographe en ne la fixant pas (par exemple “un porte-montre(s)” pouvait s’écrire avec un “s” final ou non, suivant la capacité de l’objet à recevoir une ou plusieurs montres) et les grammairiens se contredisaient en proposant des formes telles que un “cure-dent”, mais un “cure-ongles”; des “après-midi”, mais des “après-dîners”, etc. La nouvelle règle propose donc  d’uniformiser toutes ces formes en considérant un mot composé tel qu’il est : une forme, certes issue de l’union de deux mots, mais devenue une entité, à l’instar d’un mot simple.

     

    Une autre règle, visant à plus de cohérence et de clarté au sein de notre langue écrite, concerne l’écriture des nombres : tous les adjectis numéraux sont à présent reliés par un trait d’union. Cette règle élimine un aspect illogique de l’ancienne orthographe française selon laquelle il fallait écrire “quarante-sept” mais “cent sept”, sans que l’absence de tiret n’ait de justification. Cette règle permet également de distinguer différentes valeurs :

    20 et 1/3 s’écrit “ving et un tiers”, tandis que  21/3 s’écrit à présent “vingt-et-un tiers”.

     

    Au niveau du lexique, la nouvelle orthographe propose de rectifier des anomalies. Par exemple, dans le mot “oignon”, le “i” n’a aucune justification ni étymologique, ni phonétique. Il s’agit donc d’une difficulté installée inutilement au sein de la langue française, c’est pourquoi ce mot s’écrit “ognon” selon l’orthographe rectifiée.

5

  •  Existe-t-il un livre avec celle-ci et qui l'explique ?

    Celle-ci est en effet l’objet de différents ouvrages. Vous pouvez par exemple recourir aux manuels suivants :

- Le “Grand vadémécum de l'orthographe moderne recommandée : cinq millepattes sur un nénufar “. Cet ouvrage contient la liste exhaustive des mots touchés par les rectifications orthographiques de 1990.

 

- “Nouvelle orthographe : la liste simplifiée” : il s’agit d’une liste de tous les mots rectifiés les plus utilisés.

 

- “Connaitre et maitriser la nouvelle orthographe” : cet ouvrage explique toutes les nouvelles règles et propose en outre des exercices, tous corrigés et expliqués.

 

- “Orthographe recommandée : EXERCICES et mots courants” : il s’agit d’un recueil d’exercices (choix multiples, Vrai ou Faux, jeux...).

Ces différents ouvrages sont édités par les Editions de Champlain, vous pourrez normalement les trouver ou les commander dans votre librairie.

Vous pouvez aussi commander en ligne le “Vadémécum de l'orthographe recommandée. Le millepatte sur un nénufar”, édité par Renouvo (http://www.renouvo.org/biblio.php).

6


  • Comment apprendre une nouvelle orthographe alors que tous les dictionnaires utilisent l'ancienne ?

    Sachez que les dictionnaires Larousse et Hachette signalent toutes les nouvelles graphies ! Le Larousse, depuis l'été 2011, et le Hachette depuis 2002. Quant au petit Robert, il en proposait déjà 65% en 2010.

    Par ailleurs, le Bescherelle, ouvrage de référence pour la conjugaison, a déjà intégré les nouvelles graphies depuis 2006. Les correcteurs des logiciels de la suite Office (Word, Outlook, Powerpoint et Excel) sont également à jour depuis 2005.